Tedy

Ces gens qui ne veulent pas mourir sont incroyables


ou l’incroyable confession d’un serial killer une heure avant son exécution


pièce en un acte


de
Jean-Louis Bourdon


Misère, religion, sexe, drogue et... Rock’n’Roll !


Une tranche de vie monstrueuse, voilà ce que nous offre Jean-Louis Bourdon, dans ce qui est sans doute une de ses plus fortes et meilleures pièces.


Tedy évoque son errance sanglante à travers les Etats-Unis, dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler l’univers de Tarantino (Une nuit en enfer).


Les retours sur son enfance dévoilent peu à peu les frustrations et violences qui ont engendrées le monstre.


Tedy est le produit de l’intégrisme, de la misère et de la société de consommation ; de notre monde moderne à la pensée unique.

Tedy tue au nom des valeurs qui lui ont été inculquées et sera à son tour exécuté au nom de ces mêmes valeurs.


Ce qui dérange, ce ne sont pas les victimes mais la violence et la révélation de son origine. Finalement Tedy est d’un conformisme confondant dans son individualisme exacerbé, dans son rôle d’auto-entrepreneur de la justice divine.

Jean-Louis Bourdon tend un miroir sans complaisance à ses semblables. Au delà de l’aspect sensationnel de la pièce, ce sont les modèles de société et d’ordre mondial qui sont interrogés.


En 1997, je découvrais cette pièce lors de lectures qu’en fit l’auteur sur Paris. J’en ressortis saisi et avec l’envie de la monter... un jour.

Jean-Michel Ribes fut le premier à la mettre en scène, avec le remarquable Roland Blanche dans le rôle du tueur.


Pour interpréter ce personnage, tour à tour violent, inquiétant, drôle et émouvant, j’ai depuis longtemps projeté Jean-Claude Dreyfus dans le rôle.

La puissance de l’acteur et son capital sympathie auprès du public font de lui l’interprète idéal pour transmettre la démesure dans l’horreur, la séduction et l’émotion de ce personnage exceptionnel.


Par ailleurs, nous exploiterons cette pièce de façon transversale au moyen d’actions de médiation.        Ceci se fera à partir de thèmes évoqués dans Tedy, afin de placer l’art du théâtre dans une réalité sociale (peine de mort, instruction publique, individualisme, religion,…).

La délégation régionale de La Ligue des Droits de l’Homme soutient ce projet dans la mise en place d’actions.


Patrice Bousquet



Avertissement : certains passages pouvant heurter la sensibilité de
jeunes spectateurs, cette pièce est déconseillée aux moins de 16 ans.



extrait :

Tedy : «...Faut pas toucher aux enfants, c’est pas bien parce qu’après ça fait du brouillard dans leur tête et c’est pas bon pour la suite, non pas bon du tout. Un jour j’ai tué une femme comme ça dans un magasin, elle frappait son gosse pour je ne sais pas trop quoi, alors je lui ai mis une balle dans la tête et j’ai dit au gosse que comme ça il serait plus emmerdé...»







A ce spectacle peuvent être associées les lectures du

Cycle Jean-Louis Bourdon

 

Création 2011

Avec
Jean-Claude Dreyfus

Mise en scène
Patrice Bousquet
assisté de Raynaldo Delattre

Costume
Agnès Liotté
assistée de Lolita Lebot

Création lumière et régie
Baptiste Ruault

Bande son
Olivier Vasseur/Le Labo

Tous droits réservés © Théâtre de l'Orage

en coproduction avec

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