Le Théâtre de l'Orage reçoit le soutien du Ministère de la Culture/DRAC des Hauts-de-France, de l'Éducation Nationale/Rectorat d'Amiens, de la Région Hauts-de-France, du Conseil Départemental de l'Oise, de la Ville de Beauvais et de la Commune de Fouilloy


Le Théâtre de l'Orage est membre :

    du SYNAVI (Syndicat National des Arts Vivants)

    d'ACTES-PRO (Association des compagnies professionnelles de spectacle vivant des Hauts-de-France)

    de La Ligue de l’Enseignement

Après des études à Beauvais, Patrice Bousquet entre à Paris au Cours d’Art Dramatique René Simon, d’où il sortira lauréat en 1988.


Il a joué, entre autres, Bérénice de Racine, mise en scène de Joëlle Guillaud, avec Bérengère Dautun, sociétaire de la Comédie Française et L’appart de David Clair, mis en scène par Guy Gravis, aux côtés d’Olivier Lejeune et Thierry Beccaro.


Patrice Bousquet a été l’assistant de Jacques Ardouin pour Le Vert Paradis de Michaël Wilcox, adapté par Jacques Collard, avec Joëlle Guillaud et Francis Nani et de Jean Négroni pour L’échange de Paul Claudel, avec Maïa Simon et Michaël Lonsdale.


Il a joué huit ans en alternance dans Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, adapté et mis en scène par Jacques Ardouin, au Centre National d’Art et d’Essai Le Lucernaire.


Depuis 1992, il assure la responsabilité artistique du Théâtre de l'Orage pour lequel il a réalisé une douzaine de mises en scène, dont celle de
Tedy de Jean-Louis Bourdon, avec Jean-Claude Dreyfus.

Contact : theatre@orage.fr

Patrice Bousquet

Responsable Artistique

 

Le Théâtre de l'Orage est attaché à l'esprit d'un théâtre populaire ainsi que le concevait Jean Vilar. C'est à dire un théâtre accessible au plus grand nombre. Accessible d'un point de vue financier et d'un point de vue esthétique.

L'ambition du Théâtre de l'Orage est de représenter les auteurs le plus fidèlement possible, sans esbroufe, et sans relecture des classiques comme cela continue à être la mode depuis une trentaine d'années (cf. l'article d'Hubert Jappelle ci-dessous).


L'homme a un accès direct à une œuvre picturale ou littéraire. Ce n'est pas le cas pour une œuvre théâtrale. Le spectateur de théâtre ne peut accéder à l'œuvre qu'à travers l'interprétation qu'en font les comédiens. À partir du moment où le metteur en scène - dont le théâtre s'est allègrement passé pendant 2 400 ans – détourne ou confisque le sens de l'œuvre au profit de sa gloriole personnelle, le spectateur est trompé.

Un théâtre populaire, un théâtre de service public, ne peut exister que sur la base du respect tant de l'auteur que du spectateur.
Et l'on peut douter de la conquête de « nouveaux publics » à coup de subventions mais sans éthique.
Le comédien est un artiste interprète au service d'un auteur. C'est un principe fondamental depuis les origines du théâtre. C'est une responsabilité dans laquelle l'humilité doit prévaloir. Quelle charge que celle de devoir porter l'interprétation d'une œuvre au niveau du génie de son auteur !…

Patrice Bousquet

Réhabiliter le théâtre de service public

"Le microcosme professionnel ne pourra pas éternellement se moquer d'un public béatifié, en postulant le principe d'interprétation selon lequel les oeuvres “célèbres” n'ont plus qu'à être systématiquement tournées en dérision.

On a décrété, au motif de cette célébrité, que les oeuvres sont définitivement trop connues pour qu'on ait encore à les faire découvrir, et que cela étant, leurs mises en scène n'ont plus à les faire valoir pour elles-mêmes. Ce décret est inacceptable parce qu'il se fonde sur un postulat faux. Il s'appuie en effet sur la confusion qu'il crée entre la célébrité des auteurs ou de leurs oeuvres et la connaissance réelle qu'on en a.

Or, la célébrité donne l'illusion d'une familiarité qui est une fausse familiarité : notre ignorance de l'oeuvre de Shakespeare est aussi grande que son nom est célèbre...

On a décidé que les auteurs célèbres étaient connus par “tout le monde” en s'appuyant sur la preuve qu'en donnerait le rabâchage dont leurs oeuvres sont victimes.

Or, la profession exprime là un sentiment qui ne se justifie qu'à partir d'une réalité perceptible seulement de son unique point de vue. Car si le rabâchage des oeuvres est bien une réalité, celle-ci perd toute consistance dès qu'on adopte le point de vue du public : en terme statistique, à l'échelle de la population entière, la probabilité pour qu'une seule personne voit une seule fois dans sa vie une seule de ces oeuvres rabâchées, est quasiment nulle.

Le théâtre est un artisanat : on ne peut pas en industrialiser la production. Et c'est bien là ce qu'il a de meilleur. Mais en contrepartie, c'est ce qu'il a de meilleur qui en restreint l'usage par le plus grand nombre.

Aussi, offrir à chacun la possibilité de voir jouer les oeuvres sur une scène installée là où il vit, est la toute première condition d'accès au théâtre à laquelle tout théâtre de service public digne de ce nom est censé devoir satisfaire.

Faire découvrir les oeuvres anciennes ou nouvelles, permettre au public de les comprendre telles qu'elles cherchent à se faire comprendre, ne procède pas plus de la routine qu'apprendre à un peuple, de générations en générations, à compter, lire, écrire et penser par lui-même."

Les enjeux de l'interprétation théâtrale , L'harmattan, 1997, Hubert Jappelle.

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